Origines
La chirurgie plastique est l'une des plus anciennes pratiques chirurgicales connues. Son origine remonte certainement à l'aube de l'humanité : les premiers hommes, victimes des guerres tribales, d'accidents ou de mutilations diverses, ont très vite ressenti le besoin de réparer, redonner forme ou améliorer les séquelles de leurs blessures ou des disgrâces dont ils étaient affublés : vers 600 avant J.C les Indiens savaient déjà réparer un nez mutilé à l'aide d'un lambeau cutané prélevé sur le front.
De nos jours encore, les scarifications rituelles, les élongations ou les déformations contrôlées de certaines parties du corps pratiquées par certaines peuplades dites primitives font d'elles des expertes dans l'art de la « cicatrisation dirigée » ou dans celui de « l'expansion cutanée ».
C'est au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale que la chirurgie plastique a connu un formidable bond en avant, tant dans les domaines de la chirurgie réparatrice que de la chirurgie esthétique, grâce principalement aux progrès des techniques d'anesthésie et aux travaux des grands pionniers des écoles française, allemande et anglo-saxonne.
Longtemps considérée avec condescendance par la chirurgie générale, la chirurgie plastique est aujourd'hui devenue une spécialité reconnue et incontournable qui collabore avec toutes les disciplines médicales. Elle intervient notamment dans les cas de reconstruction après accident, brûlure, cancer ou même après grossesse.
Depuis quelques décennies, les médias diffusent régulièrement des reportages médicaux qui expliquent les avancées de la chirurgie plastique et réparatrice au grand public. La chirurgie esthétique, directement bénéficiaire des progrès de sa « soeur aînée », s'est totalement démocratisée et n'est plus aujourd'hui l'apanage de certains privilégiés. L'intérêt pour la chirurgie esthétique croît donc chaque jour davantage et reflète souvent un mal de vivre où stress, pression socio-professionnelle et standards de beauté jouent un rôle marquant. Le chirurgien plasticien doit être capable de reconnaître et d'écarter les demandes fantaisistes et d'analyser, chez tout patient, ses motivations réelles et l'importance du défaut à corriger tant esthétiquement que psychologiquement.